RECHERCHE DES FACTEURS INFLUENÇANT LA NON-UTILISATION DES MÉDICAMENTS DANS LA PRÉVENTION DU PALUDISME DANS LA COMMUNAUTÉ DE NDONGO BUEA
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Le paludisme est une maladie fébrile aiguë causée par le parasite plasmodium qui se transmet à l’homme par la piqûre de moustiques anophèles femelles (Alphonse Laveran, 1880). En 2020, il y a eu 241 millions de nouveaux cas de paludisme dans le monde et 627 000 décès, dont 77 % d’enfants de moins de cinq ans (Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, 2018). Près de la moitié de la population mondiale est exposée au risque de paludisme. Il constitue un problème majeur de santé publique dont près de 50% de la population est à risque (OMS,2013). Il y a 300 à 500 millions de nouveaux cas de paludisme chaque année et environ 1,5 à 2,7 millions de décès (AKILIMALI,2010). L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé 129 millions de cas de paludisme en 2019, dont 215 millions dans la région africaine, ce qui représente environ 94 % des causes (Alphonse, 1880). Généralement, le nombre de cas de paludisme (82%) et de décès (94%) qui ont été évités se sont produits dans la région africaine. Le Cameroun représente 3 % de ce nombre (215 millions) (Rapport mondial sur le paludisme, 2020). Malgré des décennies d’efforts de contrôle et de prévention, le paludisme reste l’une des principales causes de morbidité et de mortalité au Cameroun. Selon le rapport annuel 2008 du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), le paludisme est à l’origine de 35 à 43 % des décès dans les formations sanitaires, de 50 à 56 % de la morbidité chez les enfants de moins de 5 ans, de 40 à 45 % des consultations médicales et de 30 à 47 % des hospitalisations. La plupart des cas de paludisme et des décès surviennent en Afrique subsaharienne. On estime que 95 % des cas de paludisme et 96 % des décès dus à cette maladie surviennent dans cette région (Black et al., 2010). Près de la moitié des habitants de l’Afrique subsaharienne n’ont toujours pas accès à une moustiquaire imprégnée d’insecticide. La région du Sud-Ouest, qui est l’une des dix régions administratives du Cameroun, se trouve dans la grande forêt équatoriale du Sud, où la transmission du parasite du paludisme est élevée et pérenne. Dans cette région, 56% des consultations hospitalières, 54% des admissions à l’hôpital et 53% des décès chez les enfants de moins de 5 ans sont dus au paludisme. De même, 42%, 70% et 12% des consultations hospitalières, des admissions à l’hôpital et des décès chez les femmes enceintes sont dus au paludisme. Dans le district sanitaire de Buea (BHD) en particulier, au milieu d’une troisième campagne nationale de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticide par le gouvernement à travers le ministère de la santé publique et le Comité national de lutte contre le paludisme (NMCC), la possession et l’utilisation des moustiquaires restent préoccupantes. La possession et l’utilisation des moustiquaires restent préoccupantes, ce qui pourrait être attribué à des facteurs individuels et domestiques affectant la possession et l’utilisation correcte des moustiquaires. Selon les recommandations de l’OMS, il est important d’étudier l’impact des facteurs prédictifs sur l’acceptation e et l’utilisation des moustiquaires dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Dans la communauté de Ndonga, le paludisme est courant et environ 70% de la communauté y est confrontée en raison des broussailles autour des maisons, des déchets et de l’eau (rivière Ndongo). Ainsi, la communauté n’utilise pas de moustiquaires, mais elle s’en sert pour sécher le maïs, faire du jardin et des moustiquaires de fenêtre. Face à ce problème, nous avons proposé de mener notre étude sur le thème de la recherche des facteurs influençant la non-utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée.
1.2 Énoncé du problème
Le paludisme est une maladie parasitaire dont l’une des méthodes est l’utilisation de moustiquaires imprégnées respectant certaines normes (World Malaria Report, 2015). Malgré toutes les campagnes de sensibilisation et de vulgarisation sur le paludisme et l’utilisation de moustiquaires imprégnées, les centres de santé reçoivent un grand nombre de cas de personnes atteintes de paludisme (OMS, 2007). Ceci augmente le taux de prévalence des décès alors que la couverture en moustiquaires imprégnées est de 1,7% à 36,4% à ce jour (PNLP,2004,2018). Les cas enregistrés chaque année, les nombreux décès et les mesures prises pour atténuer le fléau, les chiffres ne font qu’augmenter (Journée mondiale du paludisme, 2006). Cela dit, même les enregistrements effectués lors de notre cours de santé communautaire au centre de santé de Molyko vont dans le sens de cette augmentation des cas de paludisme. Le cas marquant reste pour l’aire de santé de Ndongo qui est exposée au paludisme lorsque a été reçu en consultation pour fièvre, anorexie, diarrhée, vomissements et asthénie avec une température élevée à 40°c (Laurence, 2018). A l’examen physique, nous notons un état général altéré, une conjonctivite pâle, une déshydratation modérée, une splénomégalie Waller et al, 1995). Nous notons un TDR positif et une hémoglobine à 9g/dl à l’examen paraclinique et un paludisme grave pour le diagnostic. Le protocole de Quinine a été immédiatement instauré et du fefol a été prescrit pour lutter contre l’anémie observée. Selon eux, le paludisme est courant dans leur communauté, ils en sont victimes à chaque fois et ont été hospitalisés à chaque fois. Au cours de l’entretien, ils nous ont clairement indiqué qu’ils avaient reçu des MILD mais qu’ils ne les utilisaient pas correctement. Ils s’en servent presque pour faire sécher le maïs, faire du jardin et fixer les fenêtres, comme dans l’exemple ci-dessous. Face à cet état de fait, nous avons proposé de réaliser une étude sur le thème : étudier les facteurs influençant la non-utilisation des MILD dans la prévention du paludisme.
1.3 Rationalité
Selon l’OMS 2010, environ 40 % de la population mondiale, qui vit principalement dans les pays les plus pauvres du monde, est exposée au paludisme. Cette pathologie tue chaque année 1,7 à 2,7 millions de personnes dans le monde, dont un million d’enfants de moins de cinq ans et de femmes enceintes. Sur 10 cas reçus au centre de santé, 7 sont atteints de paludisme soit un pourcentage de 70. C’est pourquoi nous avons décidé de réaliser une étude dont le thème porte sur <<l’investigation des facteurs influençant la non-utilisation des MILD dans la prévention du paludisme>>.
1.4 Questions de recherche
- Quels sont les facteurs qui influencent la non-utilisation des MILD ?
- Quel est le niveau de sensibilisation aux MILD ?
- Quels sont les moyens de prévenir le paludisme ?
1.5 Objectifs de la recherche
1.5.1 Objectif général
Étudier les facteurs influençant la non-utilisation des MILD dans la prévention du paludisme dans la communauté de Ndongo.
1.5.1 Objectifs spécifiques
- Étudier les facteurs qui influencent la non-utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action.
- Étudier le niveau de connaissance des moustiquaires imprégnées d’insecticide à effet rémanent et du paludisme.
- Pour prévenir la malaria ?
Department | nurse |
Project ID | info006 |
Price | 20000XAF |
| International: $60 | |
Number of pages | 74 |
Instruments/method | QUANTITATIVE |
Reference | DESCRIPTION |
Analytical tool | YES |
Format | MS Word & PDF |
Chapters | 1-5 |